7 Septembre au1er Novembre 2025Odon
Harold Hermann « Audace » ![]() Affiche de l'exposition Biographie ODON ![]() Une vie en Couleurs
1940 Naissance de Guy Houdoin au Mans, où il passe son enfance (2ème d’une fratrie de cinq enfants). Ses parents dirigent une entreprise de peinture de carrosserie automobile
Jusqu’en 1956 "Scolarité sans intérêt, trois classes de 7ème et deux de 4ème … si ! si !" sourit odon 1956 Ses parents le destinent à reprendre leur entreprise. Odon accepte de consacrer sa vie à la peinture, mais pas sur des automobiles ! Il rentre aux Beaux-Arts d'Angers où il rencontre Colette Tessier, l'amour de sa vie 1959 Il obtient le Diplôme National Supérieur de gravure avec mention 1960 Ses parents lui coupent les vivres, il s'installe chez Colette 1961 Il devient professeur d’Arts Plastiques(Collège Saint-Louis au Mans & Collège des Perrais en Sarthe) Le 2 décembre il se marrie avec Colette 1963 naissance de leur fille Céline, elle sera l’unique enfant du couple 1971 Premier voyage à New York, cette ville deviendra une destination importante dans l'oeuvre d'Odon. Il séjourne dans le quartier de Chelsea où se retrouvent Arman et les nouveaux réalistes venus d’Europe. Il expose dans la galerie Marbach à New York 1973 Exposition à la Colombia University de New York 1975 Il représente la France à l’exposition « Jeunes Artistes » de New York. Apparition des tressages 1976 Odon et Colette s’installent à Nogent-sur-Marne. Odon poursuit son activité de professeur d’Arts Plastiques. 1978 Dernière tête : sur le conseil d’Arman Odon abandonne la représentation des visages 1985 Suite à un arrêt cardiaque, il est contraint de passer toute l’année à l’hôpital en soins intensifs. Il doit réapprendre tous les gestes du quotidien 1986 Il retrouve son atelier et reprend ses activités créatives, les suites de son accident cardiaque le dispensent d'enseigner et il peut consacrer tout son temps à la création 1997 Changement de nom. Guy Houdoin découvre Odon, abbé de Cluny au Moyen-Âge, et sarthois comme lui. Agacé par les fautes d'orthographe sur son nom, et pour le simplifier, il décide de s'appeler Odon. 1999 Décès de Céline, son unique enfant, suite à une longue maladie. Elle est âgée de 36 ans. 2007 Odon est fait Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres 2017 Décès de Odon Les œuvres Biographie Harold hermann ![]() « Une envie de vêtir l’idée d’une forme sensible »
Harold Hermann est un artiste au parcours singulier, qui a su faire évoluer son art et son rapport à la réalité.
Il débute sa carrière de photographe par des reportages à travers le monde, avec l’envie de capter sur le vif, de saisir des instants de beauté et de poésie.
Nourri par le théâtre, la philosophie, la peinture anglaise de la fin du 19ème siècle et l’esthétisme victorien, Harold quitte le répertoire du témoignage naturaliste pour aborder la création de tableaux photographiques. Tel un artiste peintre ou un metteur en scène, il pense et construit un scénario illustrant des thèmes qui lui sont chers : l’Amour, la Liberté, l’Humanité, la Vérité.
À CORPS ÉCRITS, sa première série, met en scène des portraits intimistes. Harold Hermann emploie des cadrages rapprochés, jouant sur l’éclairage pour estomper les détails et obtenir des effets de clair-obscur, prêtant à ses images une dimension profondément mélancolique.
Avec ses compositions LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ, puis AMOUR, Harold s’inscrit définitivement dans l’univers symboliste. S’éloignant d’une représentation naturaliste, et tentant de contourner les apparences qui sont parfois trompeuses, ce recours à l’esthétisme symboliste lui permet d’explorer la vérité profonde de l’être humain. Il convoque pour se faire, métaphores, personnifications, personnages archétypaux et symboles plus ou moins dissimulés.
Récemment, son travail sur la série HUMAINES nous invite à une réflexion sur notre volonté de dissimuler notre chair animale primitive et brute au profit d’une humanité à l’esthétique bienséante, culturellement admise, faite d’ornements, d’apparats et de faux-semblants. Cette série met en évidence le paradoxe de notre rapport au monde animal, souvent source d’inspiration dans l’art, mais dont nous, humains, tentons au quotidien, d’en renier notre appartenance.
D’un point de vue technique, son processus créatif passe, dans un premier temps, par la réalisation d’un croquis imageant un concept, une idée. Les couleurs et les lumières sont ensuite placées sur le dessin. S’en suit, d’une part, une phase de préparation scénographique comprenant la réalisation des décors, le choix des costumes et des accessoires ; et d’autre part la constitution d’une équipe comprenant modèles, coiffeurs, maquilleurs, assistants...
La journée de shooting se déroule selon un planning précis et aboutit à la réalisation de l’image prévue selon le croquis, ainsi que d’images alternatives. Il n’y aucun recours à des images de synthèse.
Harold Hermann aspire à un art photographique tourné vers une esthétique pure aussi séduisante que déconcertante qui retranscrit l’ambiguïté de l’esprit.
In fine, ses tableaux constituent l’aboutissement de son processus réflexif, transfiguré par la mise en scène symboliste, au moyen de la technique photographique.
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